Les aventures du potager (presque) féerique

potager

Le potager

Une histoire d’amour entre vous.

(Et comme dans toutes les relations, il y a les beaux jours et les moins beaux.)

 

Je vous présente ici, trois années de potager avec trois techniques différentes.

 

Potager 2014

 

Ce sera la dernière année pour mon potager classique. J’ai toujours eu pour exemple cette pratique, mais il y avait dans ma façon de faire, un contresens. J’avais horreur de bêcher et pas seulement pour mon dos, mais pour le sol. Le labour dégrade la biodiversité du sol (vers de terre, mulch…). J’étais aussi contre le fait de laisser le sol nu et encore moins d’être dépendante des semenciers.

Cette dernière année, j’ai quand même testé l’association des cultures et pour cela, je me suis servie du livreVivre (comme) à la campagne” de Dick Strawbridge. Pour situer un peu, c’était un tout petit bout de terre, en plein centre ville. Le voisin m’avait même dit que rien ne poussait ici.

Au final, ce petit bout de terre m’aura quand même donné une petite récolte et je suis persuadée qu’avec un enrichissement du sol (paillage, compost, engrais vert…), il aurait pu donner davantage.

Ce que je garde:

  • Les petits pois n’aiment pas les haricots
  • Pas besoin de traitements chimiques pour avoir une bonne récolte
  • Adieu les hybrides et bonjour l’indépendance.
  • Pas besoin d’une grande parcelle, un bout de terre peut donner beaucoup.
  • Le potager est une belle aventure où nous apprenons chaque année.

 

Potager 2015

 

Un nouveau déménagement et un nouveau potager de 100 m², dans l’Aveyron. La terre est argileuse et je commence à “travailler” la terre au printemps. Je veux essayer les buttes car, il y a du bois en décomposition pas bien loin. Mon propriétaire m’autorise une butte, le reste sera donc en culture traditionnelle, mais avec paillage, cette fois.

Malheureusement, j’ai eu une attaque de lapins, j’ai du tout refaire et mon potager a pris du retard. Impensable, mais même mes pieds de tomates ont été mangés.

Ce que je garde:

  • Créer une butte est trop laborieux. Faut tout avoir sous la main
  • Les résultats de ma butte ont été médiocres.
  • Pas assez de paillage. Il en faut vraiment des grosses quantités et le vent me le déplaçait du coup, le sommet des buttes étaient secs.
  • Les courgettes ont adoré ma butte et ont moins souffert de la chaleur
  • Mes carottes étaient magnifiques grâce à un travail de la terre avec ajout de café.
  • Les tomates, enterrées de 10 cm, étaient fortes et résistantes avec un tronc assez gros.
  • Le compost direct est un vrai bonheur. Plus de tas au fond du jardin. Plus de manutention et il se dégrade très vite.
  • A la fin de la saison, j’ai récolté mes graines de tomates (l’article est ici), une première pour moi. L’année prochaine, je refais et pour tout le potager !!!

 

Potager 2016

 

Encore un déménagement et ce jardin ne sera pas encore le mien puisque “encore” locataire (je rêve d’un terrain à moi…Un jour peut-être)

Le jardin fait 300 m², la terre est sableuse (L’avantage, c’est que j’aurai testé la plupart des terres). Cette année, j’arrête les buttes, mais comme je désire toujours trouver un compromis entre le traditionnel et les buttes, je vais essayer la technique de Gertrud Franck. Pour ceux qui ne connaissent pas, le potager se fait en ligne avec des inter-rangs. Le paillage est présent et le travail de la terre se fait en douceur. Elle est aérée, mais non retournée.

Je vous donnerai des nouvelles au fur et à mesure donc n’hésitez pas à me suivre et si vous souhaitez un avis du livre “Un jardin sain grâce aux cultures associées” vous le trouverez ici.

En attendant, mes semis de tomates, melons gris, pastèques sugar baby sont faits. Il me reste les fleurs (œillets d’inde, soucis…). Vous trouverez ici un article sur les semis de tomates en bouteilles.

 

potager

  • sculpture païenne

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