Herpès, attouchements et Moi… et vous ?!

Mise à jour… Je vous mets une vidéo sur l’herpès vraiment incroyable à la fin de cet article et une autre de Nellie Maude “10 fausses croyances sur l’herpès” N’hésitez-pas à les partager 🙂 .

Qui aurait cru que j’écrirai un article sur l’herpès, cette chose dont j’ai eu longtemps honte parce que moi, je l’ai eu dans ma petite culotte. Vous pouvez zapper toute la partie “histoire” et aller en bas de cet article, je vous donne mes solutions anti herpès.

Oh là là, je peux vous dire que cet article va être assez « léger » parce que j’ai envie de rire aujourd’hui et surtout de dédramatiser cette bête-là. Et aussi, parce que ça m’a flingué une partie de ma vie et qu’encore aujourd’hui, j’appréhende le moment où je vais expliquer ça, à celui que j’aime.

Est-ce que c’est tabou ? Je le pensais au début, mais nous sommes de plus en plus nombreux à avoir de l’herpès à la bouche, au sexe, dans le nez, les yeux.. Cette chose est un vrai pot de colle et en plus ça sort quand ça veut (enfin y a quand même des petits déclencheurs. Pour certains, ce sera le stress, le manque de sommeil, le soleil, pour d’autres, le chocolat, les oléagineux…)

J’ai quoi, j’ai où et alors?!

Quand je voyais les gens avec leur bouton de fièvre sur la lèvre, vivre naturellement, j’étais toujours surprise, moi qui avais reçu la nouvelle comme la fin du monde, enfin la fin de ma vie !!!

Il faut dire que j’ai presque la totale et que je n’ai pas tout eu d’un coup (sexe, nez, dans la bouche et je crois même une fois dans l’œil, mais je suis pas allée voir le médecin donc aucune certitude.) Moi, ça ne se voit pas, c’est tout caché. Je le vis d’ailleurs plutôt bien… J’ai eu 4 boutons en bas et ce, depuis 11 ans. Je te raconte mon histoire un peu plus bas.

C’est le bon moment aussi pour déclarer haut et fort que pour la médecine, l’herpès, c’est banal et comment dire, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Je vous assure… Il y avait même une affiche, il y a quelques années qui montraient toutes les MST et bah l’herpès n’était pas dedans. J’ai même pu le vérifier car, j’ai eu un test salivaire pour voir si j’avais de la candidose et sur l’analyse, c’était marqué : « Souches importantes mais non pathogènes ».

Mon histoire et l’herpès

J’avais 25 ans. J’ai eu une énorme grippe et une petite plaque de boutons entre mon vagin et mon anus. Et la plaque, c’était genre une pièce de 10 cts. Oui oui, je me livre à vous et sous toutes les coutures aujourd’hui.

Je vais donc chez mon médecin, pas de chance, elle est absente donc je vais chez son collège et là (moi, toute malade, toute pas bien), il me dit « vous avez de l’herpès » Bon ok, j’avais pas envie qu’il me prenne dans ses bras, qu’il m’écoute m’apitoyer sur mon sort, mais honnêtement, c’est comme si j’avais acheté une baguette et que la vendeuse me demandait froidement 1 euros. Il ne m’a rien expliqué, il n’a rien dit à part « carte vitale » et je suis sortie avec mon ordonnance. A ce moment, j’aurai pu disparaître sous terre.

Unsplash Jeferson

Heureusement, j’ai un ami qui m’a soutenu. Je lui suis infiniment reconnaissante et encore aujourd’hui, j’ai une pensée pour cet homme qui m’a réconforté lorsque j’en avais le plus besoin. Il a été mon ange à moi.

Du coup, une fois sortie du médecin, je regarde sur internet pour trouver des infos et je me remémore ce que j’ai fait. J’ai eu une relation, un coup d’un soir. Faut savoir qu’à 25 ans, j’étais un zombie Je ne m’aimais pas, je n’aimais pas non plus la vie. J’avais toujours pas accepter le décès de ma mère et encore moins les attouchements de mon beau-père. J’avais 19 ans.

Pause sur ces attouchements (et oui, je vous l’ai dit, je me livre à vous…. entièrement)

Mon beau-père, que je connaissais depuis l’âge de 3 ans et que j’appelais « Papa » m’a offert un voyage en République Dominicaine. Six mois après le décès de ma maman. On s’est donc retrouvé à l’autre bout du monde dans une suite (je crois qu’il y avait au moins 4 lits). Et là, il a commencé à se trimbaler à poil devant moi, à me demander si je voulais pas aller avec lui dans la baignoire. Il faut dire aussi que pendant le trajet en avion, j’ai eu une sorte de lumbago parce que je bougeais pas assez. Du coup, j’ai eu droit aussi à des massages de sa part (pas sur mon sexe) mais assez bas. J’étais comme mortifiée, je me souviens que je ne parlais plus. Je ne disais rien mais mon corps était crispé.

Une après-midi, alors qu’il était la pommade en bas de mon dos, il me sort « Je t’aime mais pas comme un père avec sa fille ». J’ai eu le sang glacé. Je comprenais enfin et encore une fois, impossible de bouger. Mes pensées tournaient en boucle mais plus rien ne fonctionnait. Il a continué la dragouille « t’as des petits seins mais jolis » et un soir comme je ne répondais pas à ses avances, il m’a rejoint dans mon lit.

Et là, je pense que ma maman était là ! Il a essayé encore d’avoir le feu vert de ma part mais comme j’étais tétanisée, il n’a rien fait.

J’étais sauvée

On est rentré en France, j’étais au plus mal. C’est la mère de mon beau-père qui a vu que quelque chose clochait. Lorsque je lui ai tout raconté, elle m’a dit « tu prends tes affaires ». Je me souviens de mon beau-père qui n’arrêtait pas de dire que c’était pour mon bien qu’il avait fait tout cela. J’ai compris plus tard que la mère de mon beau-père m’avait hébergé pour ne pas créer un scandale. Et encore mieux, elle m’a même dit que j’attirais les hommes. Prends-toi ça dans la tronche :).

Cet événement m’a marqué pendant un moment et je n’ai aucune honte à le dire aujourd’hui, mais j’ai couché avec 2 ou 3 hommes sans sentiment et sans me respecter. Le dernier, il n’avait pas de lésions, pas de boutons et j’ai toujours fait l’amour protégé. La bonne blague. Le préservatif, on le sait bien ça protège des MST. 🙂 Sauf que j’ai eu de l’herpès, là où ça protégeait pas !

Et bien, je peux vous dire comme l’écriture de cet article fait remonter des émotions. Je peux presque ressentir ce vide que j’avais en moi, cette souffrance. Je me suis auto-sabotée, auto-détruite à ma manière. Vous savez, qu’on y croit ou pas…une maladie n’arrive jamais par hasard.

Pourquoi j’ai eu de l’herpès au sexe (une piste possible) ?

Et bien pour moi, le sexe, c’était devenu sale, j’étais sale… Ce que j’ai vécu (et je n’ai pas été violée) et bien, en ayant de l’herpès, c’était ma manière à moi de me protéger et de renier ma sexualité. Comme une barrière pour qu’aucun homme ne puisse plus me toucher. Je l’ai compris bien plus tard. J’ai beaucoup pleuré et alors quelle culpabilité, j’ai pu ressentir aussi.

Aujourd’hui, je vis avec même si je n’arrive pas trop à savoir lorsque j’en ai (petit bouton, démangeaisons.)

Le plus dur pour moi ?

C’est de savoir qu’à chaque fois que je fais l’amour, je peux le transmettre à celui que j’aime ! Et ça, c’est très dur pour moi. D’ailleurs, j’aimerais non pas qu’on trouve un remède pour moi, mais qu’on trouve en premier comment protéger efficacement l’autre.

Pour infos, j’ai toujours prévenu que j’avais de l’herpès et au tout début de la relation. Je sais que certaines personnes attendent de voir si la relation est sérieuse ou pas. Moi, c’est cash et je pense n’avoir rien transmis depuis mes 25 ans. Même pas à mon petit. Et oui, encore un truc qui m’a fait beaucoup stresser.

L’accouchement et l’herpès

Il faut savoir que l’accouchement est délicat. Bien prévenir le gynécologue, le/la sage-femme enfin ceux qui vous assisteront.

Pour ma part, j’ai accouché une semaine avant le terme et pas de boutons (mais ce n’est pas un critère valable à 100% encore une fois, il peut y avoir le virus sans vésicules même si c’est moins contagieux). Bon là, je ne suis pas médecin et je ne parle que de mon expérience donc n’hésitez pas à vous renseigner auprès de quelqu’un en qui vous avez confiance. Je dis ça parce que vous pourrez plus facilement vous confier et envisager la situation plus sereinement)

On a prélevé une petite goutte de sang à mon bébé et c’est ma sage-femme qui est venue me prévenir qu’il n’avait rien !. Je me souviens encore de ma sage-femme, la tête dans l’entrebâillement de la porte et avec un grand sourire. Je repense au bonheur immense que j’ai ressenti à cet instant.

Sauf que vous allez voir la suite…

L’avis des gens

J’ai eu la chance d’allaiter mon petit et d’en profiter un maximum Je l’ai vu grandir et s’épanouir mais pour qu’il puisse voir d’autres enfants, on a décidé de l’amener chez une nounou 2H/sem. Un jour, on décide d’acheter une table à manger pour bébé d’occasion et super, on tombe sur une annonce dans notre ville. On y va et là, (la vie est belle pour ça et je la remercierais jamais assez), on tombe sur la maman d’un petit garçon qui va chez la même nounou que nous, et je vois la bouche du petit dans un état pas possible, avec des boutons partout. La maman nous dit que ce n’est rien.

On rentre et mon petit tombe malade quelque temps après. On l’emmène chez un médecin (pas le nôtre puisqu’on était en déplacement), verdict angine et aphtes. Je dis à mon ex-conjoint, ce n’est pas ça. Je sais, je ne suis pas médecin, mais je le sentais dans mes tripes et puis surtout ça faisait écho avec l’autre enfant. Mon petit mange plus, avec de la fièvre donc on file aux urgences. Le médecin nous explique que ce n’est pas grave, que c’est très fréquent et que notre petit a une gingivo stomatite herpétique. Je m’en souviendrais toujours, c’était ma première fête des mamans.

Une fois rentrés, nous sommes allés voir la nounou qui était désolée et qui a accepté l’autre petit garçon parce qu’elle pensait que c’était le pied/main/bouche. Bon là, on ne va pas psychoter mais la maman savait très bien ce que c’était ou alors elle a laissé son petit comme ça, sans aller chez le médecin. Dans tous les cas, pour cette maman, ce n’était pas grave et elle a insisté pour que la nounou le prenne. Je dis pas plus et je n’ai pas à juger cette personne mais ça été très douloureux pour mon petit.

Aujourd’hui, il a 8 ans. Au début, c’était galère car il se touchait partout lorsqu’il avait des vésicules et j’avais peur que cela se propage. Heureusement, c’est resté localisé à la bouche et surtout, il a appris à se soigner dès les premiers picotements ou sensation de chaleur.

Les produits utiles pour l’herpès

J’aimerais quand même partager avec vous, des solutions pour stopper ou diminuer les crises. Je le répète, ceci n’est que mon expérience. Faites la vôtre, c’est votre corps et chacun réagit différemment.

Huile essentielle Arbre à thé. Efficace mais sent fort. Attention aux brûlures…

Être attentif à l’auto-contamination

Mes produits « miracles » 

  • L’argent colloïdal (ne sent rien, ne pique pas et agit très vite.) A appliquer dès que vous sentez des picotements ou chaleur.
  • La lysine
  • Diminuer le stress
  • Bonne nuit de sommeil
  • Et dans l’alimentation pour ma part, éviter le chocolat et les oléagineux en trop grosse quantité (je crois que cela vient de l’arginine).

Il existe d’autres choses alors n ‘hésitez-pas à partager en commentaires. Mon site est fait pour cela, partager et échanger.

Voilà mon article touche à sa fin…

J’aimerais vous dire que l’herpès n’est pas mortel mais oui, c’est chiant. Et oui, une fois qu’on l’a, on doit être attentif à soi et aux autres. Vous n’êtes pas seul !!! Nous sommes très nombreux à l’avoir.

J’avais lu un commentaire, il y a quelques années, d’une personne qui disait qu’au final, c’était juste un bouton.

Pour ma part, ça m’a fait un électrochoc et cela m’a appris à m’aimer enfin et à me respecter. Je fais de mon mieux pour m’aimer telle que je suis.

Et puis, vous savez, tous mes ex ne m’ont jamais rejeté à cause de l’herpès sauf un qui m’a ressorti ça, lors d’une dispute mais bon, cela montre le niveau d’amour de la personne, mais ça, c’est une autre histoire 🙂

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Juls
Juls
4 mois il y a

Bonjour,
Je tenais à réagir suite à votre article. Exposer clairement votre positivité hsv sur un site “social” (Aum) m’apparait comme particulièrement courageux, c’est pour ainsi dire un fait unique à ce jour! Au-dela, c’est l’histoire liée à votre maladie qui est bouleversante, et d’un certain point de vue, elle pourrait apparaitre comme “salvatrice”, en dépit des souffrances morales terribles occasionnées : vous avez su visiblement en faire un point d’appui majeur qui a réorienté de façon notoire votre existence. Bravo et merci!