Partie 4: Une année avec Gertrud Franck

melon potager

Et voilà  2016 est passée vite, très vite. L’année au potager a été quelque peu chaotique. Je ne sais pas vous, mais chez moi, les semis ont été perturbé par un printemps très pluvieux. Mais au final, les récoltes sont là ainsi que le plaisir de retrouver, jour après jour, mon potager que j’aime tant 🙂

Prêt pour une visite ?

potagerCette année, j’ai acheté une trentaine de pieds de tomates, chez un petit producteur car, mes propres semis avaient pris du retard (exposition derrière une fenêtre plein Sud, mais temps maussade et chaleur trop importante dans la pièce.) C’est d’ailleurs à ce moment que j’ai le plus rêvé d’une serre. Résultats: les 30 pieds ont pris le mildiou alors que mes propres semis ont rattrapés les autres et étaient beaucoup plus sains et bien plus productifs.

J’ai aussi installé ma structure pour les haricots grimpants. J’adore avoir du “volume” dans mon potager. Pour les variétés, j’avais Neckargold et Blauhilde. L’année prochaine, pour des raisons techniques, j’abandonne les haricots grimpants et je continue les haricots nains.

J’ai fait mes propres semis de choux (Bruxelles/ chou-fleur/romanesco/ brocoli/kale/Milan et cabus). L’année prochaine, je privilégie le chou kale (ou chou frisé) que j’adore et le chou de Bruxelles. Pour les autres, je vais acheter 5 plants de Milan et 5 plants de chou cabus, pour faire ma choucroute lactofermentée.

Pour la première fois, j’ai semé des graines de panais et quelle belle découverte. C’est très facile comme culture par contre, il faut être patient, car la levée est longue (jusqu’à 1 mois).

Pour les aubergines et les poivrons, je ne fais pas mes semis, car comme je l’ai dit plus haut, les conditions ne sont pas bonnes. Je les achète donc au marché. 5 pieds de chaque me suffit amplement. D’ailleurs, ils sont ensemble au potager.

Cette année, les courgettes ont beaucoup moins donné et mes semis de concombres ont végété. Les melons gris et les pastèques sugar baby étaient délicieux, malgré une grosseur moindre.

Par rapport à la technique de Gertrud Franck

Les avantages:

  • L’association au potager, est vraiment parfaite.
  • Les inter-rangs d’épinards apportent des bienfaits et invite à travailler différemment, mais il y a d’autres techniques plus pratiques, je trouve.
  • La découverte et les explications sur les engrais verts (moutarde, phacélie…)
  • Le compostage en surface que je connaissais déjà. J’adore sa simplicité.

Les inconvénients:

  • Les inter-rangs sont trop petits. J’ai galéré pour ne pas marcher sur mes semis et surtout pour récolter. Certains aimeront cette “jungle” moi j’ai trouvé cela trop contraignant et un surcroît de travail.
  • Les rangs de mes légumes étaient éparpillés dans le potager
  • A cause du mauvais temps, mes épinards étaient trop petits pour assurer une couche suffisante de paillage.
  • La quantité d’épinards est impressionnante car, il faut en semer à tous les inter-rangs.
  • Il manque des légumes dans son agencement. Par exemple, j’ai fait le choix de mettre à part les courges, melons et pastèques car, selon la disposition de Gertrud Franck, ils n’auraient eu qu’un mètre pour s’épanouir. Autant dire assez limitatif.
  • Gertrud Franck explique dans son livre “Un jardin sain grâce aux cultures associées” (ici), que les tomates entre autres ont besoin d’espace (environ 2 m) pour être saine et qu’il faut pour cela répéter les rangs en respectant les associations. Pour simplifier, vous avez besoin de 50 tomates, vous devez associer trois rangs d’autres légumes. Autant dire qu’il faut un grand potager et une grosse envie de consommer les légumes associés. Mon expérience personnelle m’a montré que mes semis de tomates adoraient justement être ensemble et si le mildiou s’installe, ce n’était pas à cause de leur proximité, mais de plants non vigoureux ou issus du commerce.
  • Les cultures sont éloignées. Ainsi, vous avez un rang de carottes, un inter-rang… Je préfère réduire cet espacement car, les légumes produisent très bien et je profite de tout mon potager.

En conclusion de cette année 2016, passée avec Gertrud Franck

sugar baby

Je préfère regrouper plutôt que m’éparpiller et même si le potager perd un peu de son âme sauvageonne, je me garde des endroits pour mélanger et m’amuser avec les légumes, les fleurs et les aromates. Du coup, je garde les associations de légumes et les engrais verts en les regroupant par planche et en élargissant les allées. Gertrud Franck préconisait 0.50 cm entre les rangs de légumes et 0,25 entre les inter-rangs d’épinards et de légumes.

En théorie, les rangs d’épinards sont coupés et laisser sur place pour faire des allées, mais en pratique cette année, je n’ai pas eu assez de matière laissant place aux herbes folles 🙂 et là bon courage pour se faufiler entre les rangs pour essayer de gérer un peu l’enherbage.  De plus, je n’ai jamais constaté un lien entre les maladies, les ravageurs et l’espacement des cultures. C’est surtout la provenance du plant qui faisait toute la différence. Lorsque je fais mes semis, mes plants sont plus forts et plus résistants d’une année sur l’autre.

La technique de Gertrud Franck est tout de même une technique intéressante et une très bonne approche pour ceux qui souhaitent découvrir une alternative aux potagers “classiques”.

Pour ma part, j’ai pioché de-ci de-là des idées et l’année prochaine sera encore une année de découverte et d’expérimentation.

N’est-ce pas cela la Vie ?

  • sculpture païenne

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