Poème « Mon ange gardien »

ange gardien

Ce poème fait suite à l’article sur le deuil et la perte d’un être cher

ici

Mon ange gardien

Une dernière fois, j’ai laissé la lumière du soleil, me brûler les yeux

Je n’attendais que toi, lorsque mes paupières se sont fermées

Ce soir-là, je n’ai fait qu’un seul vœu

Que ce soit toi… qui vienne me chercher.

 

Tel une furibonde, je ne voulais plus

Te voir certains soirs… dans mes rêves

Ne me suffisait plus.

Il fallait que je te rejoigne

 

Non, n’ai pas peur maman

Ce soir, je vais te retrouver, abandonnant cette vie

Non, n’ai pas peur maman

La souffrance n’est rien, mon cœur est bien plus meurtri

 

Comment veux-tu que je reste dans ce monde ?

Qui chaque jour, me donne la nausée et me laisse sans foi ?

Mon esprit est vide et mon corps gronde

Ma force n’est pas pour vivre sans toi, mais pour être avec toi.

 

Ne t’inquiètes pas, petite maman

Je n’en peux plus de regarder les étoiles

Et, je n’arrive pas à retrouver notre vie d’avant.

Le temps, si cruel, s’amuse à recouvrir mes souvenirs, d’un voile.

 

Mon dernier soupir est un soupir d’espoir

J’abandonne ce corps si lourd de souffrance

Et mon cœur s’arrête de battre…Silence éternel pour enfin te voir.

Je me laisse porter par cette mélodie, tout en nuance.

 

Corps raide et bleuté

Mort certaine…

Tous les battements de cœur ont cessé

Il est 21h, les cloches sonnent, mais leur tentative est vaine.

 

Tes bras m’enveloppent, tu es venue maman.

Je lève la tête vers ton visage

Je reconnais ton regard remplit d’amour, celui d’une mère pour son enfant

Je me raccroche à tes bras comme les vagues au rivage.

 

Une larme glisse le long de ma joue.

Ne t’inquiètes pas, petite maman

Ce n’est pas un chagrin, non pas du tout

Seulement, un bonheur immense, que je n’avais connu depuis longtemps.

 

La mort m’a redonné l’Amour qu’on m’avait volé

Cette maladie qui m’a arraché à toi

Aujourd’hui, tu as retrouvé ce sourire, qui s’était envolé

A cet instant, je comprends enfin ce qu’est la foi.

 

Tu m’as quitté en me disant que tu m’aimais

Et moi, j’ai vécu dans l’ombre, tout ce temps

Je t’ai bafoué alors que tu croyais en moi et m’aidais

Je n’ai pas vu les signes que tu m’as envoyés si souvent

 

La lumière se brouille…

Tes bras me lâchent, mais ton sourire reste.

Je m’éloigne, ma voix bafouille

Mon appel au secours est inutile, comme mes gestes

 

Le ciel se pare d’étoiles scintillantes dans l’obscurité.

Vie incertaine, il faut combattre…

Mon corps reçoit cette lumière et mon esprit est baigné de pureté

Il est 21h05, mon cœur se remet à battre.

 

A présent, ton baiser est ancré dans ma chair.

Jamais plus je n’oublierais et n’aurais de la peine.

Tu m’as redonné la vie une seconde fois, et j’en suis fière

C’est ton rire qui coule dans mes veines.

 

Chaque jour, je pense à toi maman

Mais aujourd’hui, plus de larmes qui coulent sans fin

Seulement un sourire sur mes lèvres qui a effacé mon tourment

Et qui réconforte ta petite fille tétant mon sein.

 

A toi… Maman

Je t’aime

La suite… Poème 3

  • sculpture païenne

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